31 mai 2006 


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C'est une blacklist... Une blacklist tout simplement


Lorsque je fais des formations sur le référencement, je parle bien évidemment avec mes "stagiaires" de blacklistage et de liste noire, de pages satellites et de bien d'autres choses. Je suis la plupart du temps sidéré par le fait que quasiment toutes les personnes que j'ai en formation ont entendu parler de l'"affaire BMW" en février dernier.

Cette affaire semble avoir eu un retentissement incroyable dans le PIF (Paysage Internet Français). A tel point que je me demande s'il ne s'agit pas là d'une "manoeuvre" menée conjointement par le moteur de recherche et la marque automobile pour lancer un coup de semonce signifiant : "Attention ! Nous sommes prêts à combattre le spamdexing en Europe dans les langues autres que l'anglais et en voici un exemple"... Bizarrement, trois jours après leur mise en liste noire, les pages du site BMW.de sont revenues dans l'index du moteur. On se rappellera qu'en 2001, Google travaillait à la mise en place d'un moteur (logique, non, sur une voiture ?) de recherche vocal sur les séries 7 de BMW... Les deux entreprises ne sont donc pas des étrangères l'une pour l'autre... De là à penser qu'il y a eu discussions communes avant cette action, il n'y a qu'un pas que je ne suis pas loin d'effectuer... En tout cas, ce qui est sûr, c'est que si c'était voulu, le but de communication est clairement atteint... Tout le monde est au courant maintenant :-)

Ce qui est étonnant également, c'est que, dans l'esprit des gens avec qui j'en parle, l'image de marque de BMW n'est aucunement écornée. Le constructeur passe plutôt pour la victime d'une société de référencement qui serait allée trop loin dans ses pratiques. Cela signifierait donc que BMW confie son référencement à une entreprise en fermant les yeux, sans chercher à savoir ce qu'elle fait... Bref, encore une fois, c'est le "méchant" référenceur qui abuse de la crédulité du "gentil" client. Honnêtement, je n'y crois pas trop... Personnellement, le manichéisme, c'est pas trop mon truc...

Bref, on se saura jamais ce qui s'est réellement passé... Toujours est-il que si il y a eu connivence entre les deux sociétés, c'est encore une superbe démonstration que sur le Web, on peut faire passer des idées de façon forte pour un budget quasi nul... Et c'est peut-être là la conclusion la plus intéressante de cette affaire... ;-)


PS : A noter une publicité de BMW dont un détail illustre cet article (cliquez dessus pour afficher l'image complète) et qui dit : "The search for yourself does't run on Google" (la recherche sur votre nom ne fonctionne pas sur Google). Prémonition ou allusion décalée à cette mise en liste noire ? Difficile de le savoir...

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24 mai 2006 


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De "Highway to Hell" à "Stairway to Heaven"


La semaine dernière, je me suis acharné sur Google en essayant de comprendre quelles pourraient être les causes de sa chute éventuelle. Pas très sympa, j'en conviens, mais j'avais expliqué qu'il ne s'agissait là que d'un exercice de style... :-)
Pour compenser un peu ce message, je vais revenir (en choisissant un titre de post qui vous révélera quelques-uns de mes goûts musicaux :-) ) aux raisons du succès de ce moteur de recherche, car c'est une question qui m'est souvent posée, par des journalistes ou à l'occasion de formations ou de conférences...
Qu'est-ce qui a donc fait que Google en est là aujourd'hui, avec plus de 85% de parts de trafic en Europe et près de 50% aux Etats-Unis. Tentons, encore une fois, de lister les raisons possibles (et probables) d'un tel succès.

- L'époque a joué un grand rôle. Je me souviens qu'au tout début des années 2000, je faisais des formations à la recherche d'informatiopn et les gens utilisaient deux outils : l'annuaire Yahoo! et le moteur de recherche AltaVista. Clairement, ces internautes n'étaient pas satisfaits des résultats qui leur étaient proposés et une véritable attente était évidente, perceptible, pour un "meilleur" outil de recherche. La venue de Google a donc clairement répondu à ces besoins.

- L'orientation "moteur". A cette époque, la maintenance d'un moteur de recherche coûtait très cher et un tel outil était très difficile à rentabiliser. Les liens sponsorisés, bien qu'inventés en 1997 par la société GoTo (qui sera plus connue sous le nom d'Overture un peu plus tard), n'étaient pas encore en vogue et le bandeau publicitaire ne marchait pas. Un moteur représentait un centre de coût et les AltaVista et consorts s'orientaient vers une "portalisation" de leurs activités. Lourde erreur dont peu se relèveront... Google, pour sa part, a pris l'orientation inverse : "on ne fait qu'un moteur de recherche et on le fait bien". Pas de météo, pas d'horoscope, pas de mail (ça viendra plus tard avec Gmail), etc. Un moteur, rien qu'un moteur. Cette orientation a plu à ses utilisateurs car c'est cela que demandaient les internautes à cette époque. A ce niveau, Sergey Brin et Larry Page ont été visionnaires et ont eu le nez creux... Ainsi, ils ont créé une page d'accueil simple (toujours aujourd'hui vierge de publicité), une page de résultats dépouillée présentant les résultats, rien que les résultats. A comparer avec les "arbres de Noël" proposés à l'époque par ses concurrents, il n'y avait pas photo.

- Des investisseurs qui ont, eux aussi, eu le "nez creux". Miser en 1999 sur un moteur de recherche était réellement une gageure, pour les raisons évoquées ci-dessus. Rappelons que le modèle économique de Google, au départ, était la revente de sa technologie à d'autres sites, comme il l'a fait avec Yahoo! hier et AOL aujourd'hui, par exemple. Mais si le moteur n'avait pas obtenu 25 millions de $ de la part de capital-risqueurs qui lui ont permis d'attendre que le modèle économique du lien sponsorisé soit établi, il aurait certainement déjà disparu...

- Les moyens mis en oeuvre et la philosophie interne. Sur de nombreux portails, la fonction "moteur" était mal considérée. On ne gagnait pas d'argent avec ce "truc", c'était parfois considéré comme inutile, ou inefficace, bref, l'image du formulaire de recherche était mauvaise et on "cachait" parfois à moitié celui-ci dans les pages web... Google a clairement annoncé, dès le départ, qu'il voulait créer le meilleur outil de recherche mondial. C'était son objectif principal et il l'a valorisé en embauchant les meilleurs ingénieurs de la place. A cette époque, c'était d'ailleurs plutôt facile car avec l'éclatement de la bulle Internet, beaucoup d'entre eux se retrouvaient sur le carreau... Là encore, le facteur temporel a joué son rôle à plein...

- La pertinence. Google, avec son PageRank (qu'il n'a pas inventé, d'ailleurs, puisque le concept de l'analyse de l'interconnexion des pages web pour amener une meilleure pertinence de résultats était en vogue dans les universités depuis plusieurs années déjà), est l'auteur de la dernière réelle rupture technologique dans le domaine des moteurs de recherche (la folksonomie sera-t-elle la prochaine ?). Il a amené une réelle pertinence supplémentaire aux résultats en tenant compte de la popularité des pages web. Au niveau des utilisateurs, et tel que je l'ai vécu il y a environs cinq ans de cela, c'est vraiment ce facteur qui a fait la différence majeure avec ses concurrents d'alors...

- La rapidité, même si je ne suis pas sûr que ce critère, souvent évoqué, ait été déterminant, car la plupart des moteurs étaient déjà assez rapides à l'époque. Mais il est clair que si Google avait été lent, cela aurait constitué un handicap pour lui... Non seulement il était rapide, mais en plus il affichait un temps de réaction toujours inférieur à 0,5 secondes. Le genre de chose qui marque les esprits...

- La syntaxe par défaut. On a tendance à l'oublier, mais avant Google, la syntaxe par défaut sur les moteurs de recherche équivalait le plus souvent à un "OU" pour un espace. La requête "moteur recherche" était donc synonyme de "moteur OU recherche". Du coup, le "bruit" était très important dans les résultats. Google a été parmi les premiers à imposer le ET pour remplacer l'espace entre deux termes, diminuant ainsi le nombre de résultats mais augmentant fortement la pertinence.

- Une gestion d'entreprise "différente". J'ai rencontré des dizaines de "googlers" (employés de Google) depuis quelques années et aucun ne m'a dit du mal de son entreprise, bien au contraire (et ce, même après la quatrième bouteille, c'est dire...). Sans être un "lit de roses" tous les jours (faut quand même pas rêver...), Google donne réellement l'impression d'une société où il fait bon travailler. Ca compte au moment de garder ses meilleurs éléments...

- La parfaite compréhension du Web. Je suis assez persuadé que Google est l'une des sociétés qui a le mieux compris le Web et les internautes. Qui ont le mieux "capté" le fait que, pour gagner sur ce réseau, il faut passer par ses utilisateurs car ce sont eux qui ont le "pouvoir". Le bouche à oreille a joué à fond dès le départ, alors que dans le même temps, d'autres usaient leurs budgets dans des campagnes publicitaires aussi pharaoniques qu'inefficaces... Ca n'a pas empêché Google de faire des erreurs (mauvais modèle économique de départ, lancement houleux de Gmail, problèmes sur le respect de la vie privée, etc.), mais l'entreprise a su s'en nourrir pour progresser. Quelque part, elle n'a jamais dévié de ses objectifs initiaux, contre vents et marées, ce qui lui a certainement valu cette réputation d'arrogance qu'elle traîne parfois aujourd'hui comme un boulet...

Sur nombre des points évoqués ci-dessus (il existe certainement encore beaucoup de critères qui ont fait le succès de Google, je compte sur vous pour les évoquer dans vos commentaires), certains de ses concurrents pourraient s'inspirer de cette "success story". Tout porte à croire que cela devrait être le cas dans les mois qui viennent... Quant à moi, cela faisait longtemps que je n'avais pas fait un post positif et optimiste sur un moteur, ça repose :-). Allez, promis, la prochaine fois, je parle du côté "lumière" de Yahoo!, MSN, Exalead et les autres ! Y a pas de raisons ! ;-)

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Le maître du monde n'est pas toujours celui qu'on croît :-)


Un petit mot en réponse à l'article de David Eichholtzer, sur son blog, me présentant comme le maître du monde. Amusante utilisation de Google Trends sur les mots clés Abondance, Webrankinfo et Search Engine Watch... ;-)

Bien entendu, l'étude est faussée (et son auteur en est bien conscient) par le fait que le terme Abondance est à la fois un nom commun et un nom propre, qui désigne la corne, mais aussi la vallée, le fromage, la vache et bien d'autres choses alors que ses "concurrents d'un jour" ne désignent qu'un site web unique...

Le résultat obtenu est donc anecdotique (bien qu'avoir un post titré ainsi à son nom de façon aussi flatteuse, ça rappelle le vieil adage d'Andy Warhol selon lequel tout être humain a droit un jour ou l'autre à son quart d'heure de gloire, surtout quand il montre cette page web à ses enfants ;-) ). Mais il est surtout pour moi l'occasion de rendre hommage à Danny Sullivan (dont la photo illustre ce post), éditeur et créateur du site Search Engine Watch, sans qui je ne serais peut-être pas présent sur le "créneau" des moteurs de recherche depuis maintenant plus de dix ans... C'est bien son site qui m'a donné envie de créer Abondance (je reviendrai d'ailleurs un jour ici sur l'amusante genèse de ce nom) et qui m'a donné l'idée d'une lettre professionnelle sur le domaine, modèle économique qui fonctionne encore aujourd'hui (la lettre "Recherche et Référencement" va bientôt fêter son 2 500ème abonné)...

Un grand merci donc à Danny pour ses bons conseils au lancement de mon activité (s'en souvient-il seulement ? ;-) ). Me voir classé devant lui dans n'importe quel "Hit parade" du Web, c'est un peu comme si Google lançait un outil sans version bêta : impensable, voire indécent... ;-)

See you soon at the next Search Engine Strategies, Danny!

PS : le titre du post de David Eichholtzer est amusant car il m'a rappelé qu'en 1994, j'avais créé avec quelques amis une liste de discussion - pour rire - qui s'appelait "MDM" (pour "Maîtres Du Monde"), et qui rassemblait toutes les personnes ayant cet objectif à plus ou moins court terme (en fait c'était surtout le contraire, je vous rassure...). Cela nous valut entre nous quelques délires cybernétiques assez amusants dont j'ai le meilleur souvenir. Je m'aperçois aujourd'hui que, de façon légèrement dérivée, j'ai un peu atteint cet objectif. Mes anciens colistiers doivent bien se marrer... :-))

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16 mai 2006 


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La chute de la maison Google


Le dernier baromètre XiTi - 1ère Position indique encore une croissance au mois d'avril de Google qui totalise aujourd'hui plus de 85% de parts de trafic dans le - petit - monde des moteurs de recherche en France. Enorme (même si, aux Etats-Unis, les chiffres sont moins forts en sa faveur, aux alentours de 50% quand même...) ! Où va s'arrêter ce moteur qui, s'il continue sur cette lancée, devrait bientôt atteindre, en théorie, les 100% de parts de marché et ne plus rien laisser aux autres...

Ou plutôt, qu'est-ce qui peut l'arrêter ? Pour paraphraser Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, qu'est-ce qui peut aujourd'hui causer la chute de la maison Google ? C'est la question, un peu morbide, certes, mais pas moins intéressante, que je me pose. Qu'est-ce qui pourrait faire en sorte que Google baisse ou que ses concurrents prennent le pas sur lui ou tout du moins stoppent l'hémorragie ? Voici un exercice de style sous la forme de quelques scenarii qui peuvent infléchir une histoire qui parfois peut sembler inéluctable...

1. La fraude sur les liens sponsorisés ou "click fraud". On en entend de plus en plus parler. Beaucoup d'observateurs du domaine avancent le chiffre de 30% des clics sur les liens sponsorisés qui seraient issus de fraudes (robots, concurrents malveillants, etc.). Chiffre difficile à vérifier, évidemment. Mais, sur un marché encore instable qui génère 98% des revenus de Google, cette fraude peut causer du tort au moteur en créant une perte de confiance de la part des annonceurs. Il n'est jamais bon de ne dépendre que d'une source de revenus unique. Google le sait mais n'a pas encore infléchi la situation. A ce niveau, il reste de façon évidente un géant aux pieds d'argile...

2. La fuite des cerveaux. Suite à l'explosion de la bulle Internet et grâce à son éclatante santé financière et à son excellente image de marque dès son lancement, Google a récupéré de nombreux ingénieurs talentueux et programmeurs de génie. Il a également fait venir dans son staff bon nombre de "légendes" du Web comme Vinton Cerf et Louis Monier (entre autres)... Pour l'instant, les "googlers" semblent se sentir à l'aise dans leur "Googleplex"... Mais un jour ou l'autre, l'entreprise ne risque-t-elle pas de voir partir certains de ses "cerveaux" vers la concurrence, emmenant avec eux quelques secrets stratégiques ? Sa capacité à savoir retenir ses meilleurs éléments, ceux qui détiennent les clés de ses algorithmes majeurs, sera certainement également l'une des clés de son avenir... On peut ajouter que ceux qui partiront demanderont à profiter de leurs stock-options, ce qui financièrement peut ne pas être négligeable en cas de départs massifs...

3. Personne n'est à l'abri d'un "ratage"... Pas même Google. On l'a vu avec Gmail, produit pour lequel Sergey Brin et Larry Page n'avaient pas prévu le déluge de critiques sur les risques que faisait peser ce service sur la défense de la vie privée et des informations personnelles de ses utilisateurs. L'opinon publique a également tiqué avec Google Desktop, le futur projet GDrive, l'attitude de Google face au gouvernement chinois, etc. Là encore, le risque de perte de confiance est important... L'image de Google s'écorne au fur et à mesure de sa croissance. Non pas qu'il devienne, avec le temps, plus "mauvais" qu'un autre, mais tout simplement parce qu'une multinationale cotée en bourse et connaissant un taux de croissance record aura de plus en plus de mal à faire sienne la maxime "do no evil", credo initial de ses deux fondateurs en 1998...

4. Les procés. Google, leader mondial de son domaine disposant d'une santé financière au dessus de tout soupçon, est une cible idéale pour les procès de tout crin. Il semble même que cela devienne un sport national dans de nombreux pays. Cela ne signifie pas pour autant, d'ailleurs, qu'aucun procès qui lui est intenté ne soit justifié. Le "temps de carence" entre la création, la mise en ligne d'une annonce AdWords et sa vérification par les équipes éditoriales de Google pose des problèmes évidents. C'est un exemple parmi d'autres. Ceci dit, si les procès se multiplient au rythme actuel, cela pourrait vite poser des problèmes complexes à la société en termes financiers...

5. Le risque de dispersion. Aujourd'hui, Google recherche sur le Web, les images, les groupes de discussion, les blogs, la vidéo, demain l'audio, etc. Il propose des logiciels de partage de photos, de gestion des mails, de messagerie instantanée, etc. Il s'ouvre aux traitements de texte, au dessin 3D, j'en passe et des meilleurs (mais des moins bons aussi...)... Ses services se comptent par dizaines, voire par centaines... Tout comme cela lui était arrivé lorsqu'il préparait son introduction en bourse, le risque est latent pour lui d'oublier son métier initial, le "search", brèche dans laquelle pourrait s'engouffrer l'un de ses concurrents...

6. Ses concurrents, parlons-en... Bien évidemment, ils peuvent chahuter ses parts de marché avec un moteur de recherche performant. Google a montré, en balayant Altavista en quelques mois, qu'un "meilleur" outil arrivant sur le marché pouvait avoir son mot à dire, même si beaucoup de choses ont changé depuis cinq ou sept ans... Mais pour cela, il faudra proposer une "pertinence 2.0", pour reprendre une expression à la mode, c'est-à-dire une rupture technologique telle que l'a été le PageRank au début des années 2000... Etre un clone de Google ne suffit pas. Quel intérêt à aller ailleurs chercher un outil similaire à celui que l'on utilise au quotidien ? Yahoo! et MSN l'ont testé à leurs dépens. Leur propre moteur n'a pas réellement réussi à concurrencer Google depuis leur lancement. Aujourd'hui, Yahoo! se lance vers la folksonomie. Microsoft va certainement explorer d'autres pistes, encore inconnues (pour ses utilisateurs tout du moins). Qui reste-t-il pour contrecarrer les plans de Google avec une techno VRAIMENT différente ? A part Ask.com (basé sur Teoma et ses algorithmes de "PageRank communautaire") et Exalead, on ne voit pas trop... Difficile d'envisager un nouvel arrivant, quoique des entreprises comme Amazon peuvent avoir les reins assez solides pour se positionner... Il me semble cependant évident qu'il reste tout à fait possible de combattre Google sur son propre terrain, la recherche d'information. Encore faut-il être "meilleur" que lui, bien meilleur même que ne le fut, à l'époque, Google face à Altavista, ce qui n'est pas un moindre challenge...

7. L'usure du pouvoir, tout simplement. Etre leader trop longtemps, cela peut lasser. Lasser Google. Lasser ses utilisateurs qui peuvent avoir envie, à un moment ou à un autre, d'aller chercher ailleurs. Possible, car la capacité d'innovation de Google n'est pas obligatoirement visible dans le domaine de la recherche d'information sur le Web et son moteur est quasi identique à ce qu'il était, en tout cas pour ce qu'en voit l'utilisateur, en 1998...

Ces sept raisons listées ici sont celles qui me viennent immédiatement à l'esprit. D'autres existent peut-être et même certainement. N'hésitez pas nous en faire part dans vos commentaires, toujours bienvenus. Cependant, entendons-nous bien : je ne souhaite en rien la chute de Google. Il s'agit plus ici d'un exercice de style et d'une réflexion sur un état de fait, plutôt qu'une volonté négative... Etant partenaire de cette société, j'y ai quelques connaissances très sympathiques et les rapports que j'ai avec eux ont toujours été cordiaux et positifs. Mais je me demande parfois si Google n'aurait pas besoin d'une concurrence plus forte à l'avenir, qui profiterait à tout le monde et à lui-même en premier, en s'insérant dans une "spirale de l'excellence" toujours bénéfique à ceux qui la génèrent... Comme le disait Shakespeare, "une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur"... Ceci était... la chute de ce post ;-)

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10 mai 2006 


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Une association des utilisateurs des moteurs de recherche est-elle une bonne idée ?


Depuis de nombreuses années, je me pose une question récurrente : pourquoi ne pas créer une association des utilisateurs des moteurs de recherche ? Après tout, Linux et les Logiciels Libres, le transport de fret, les internautes, les télécommunications et même la vidéonystagmographie et bien d'autres ont la leur, alors pourquoi pas les moteurs de recherche ?

En premier lieu, je me pose bien entendu la question de l'utilité d'une telle association. Et je me dis que de nombreux dossiers pourraient être discutés en son sein :
- La place et l'importance des liens sponsorisés dans les pages de résultats des moteurs.
- L'indication claire du fait que certains liens sont sponsorisés et d'autre pas.
- Le spamdexing.
- Les aspects juridiques liés aux moteurs de recherche.
- L'aide aux webmasters qui peuvent s'estimler lésés d'une façon ou d'une autre par les moteurs.
- L'aide aux moteurs pour les aider, par exemple au travers d'études, à rendre leurs résultats plus pertinents, accessibles et efficaces.
- La diffusion d'information sur la façon d'effectuer des meilleures recherches en utilisant les syntaxes avancées.
- Etc.

Il serait possible de lancer des sondages, des études, de proposer en ligne des livres blancs, de l'information, des "guidelines" et recommandations pour les moteurs et leurs utilisateurs, etc. Mais bien d'autres projets peuvent certainement être mis en route. Ceux listés ci-dessus ne sont que quelques pistes qui me viennent tout de suite à l'esprit, il en existe certainement bien d'autres...

Deuxième question : le poids d'une telle association. Ici, ce sera certainement le nombre d'adhérents qui sera pris en compte. je pense qu'une entité regroupant des milliers d'utilisateurs des moteurs peut avoir un certain poids, une certaine représentativité. Si l'asso ne regroupe que quelques dizaines de personnes, ce sera plus dur. Mais ça, impossible de le savoir avant d'avoir tenté quelque chose... :-)

Ensuite, la question qui suit est : existe-t-il des gens assez motivés et disposant d'assez de temps pour s'occuper d'une telle association, la créer et la faire vivre ? Peut-être, dans vos commentaires à ce post, certaines pistes de réponses à cette question vont-elles se faire jour...

Bref, je me permet de lancer l'idée de l'enventuelle création de l'AUMR (Association des Utilisateurs des Moteurs de Recherche), sous ce patronyme ou un autre d'ailleurs... Vous avez certainement des idées à ce sujet. Est-ce que cela vaut le coup ? Quel serait l'impact d'une telle association (à laquelle référenceurs, prestataires de liens sponsorisés et moteurs de recheche pourraient d'ailleurs adhérer puisqu'ils sont également des utilisateurs de ces outils) ? Je vous engage à les faire connaître en commentaire de ce post. Elles seront les bienvenues...


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04 mai 2006 


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Ask.com France fait son blog


Vous l'avez peut-être déjà lu ici ou : le moteur de recherche Ask.com France est en train de mettre en place son blog, en collaboration avec le site Abondance.com.

Lorsque Ludovic Lecomte, directeur général d'Ask.com France et l'agence Eurotandem m'ont contacté, il y a quelques semaines de cela, pour mettre en place ce site, j'ai bien entendu sauté sur l'occasion d'un projet aussi passionnant...

Nous avons tout d'abord discuté autour d'un verre - contexte que j'apprécie par dessus tout :-) - du possible contenu, des thèmes des posts, des "outils" mis en place sur le site, des technologies à utiliser (c'est Typepad qui a été retenue), etc. Aujourd'hui, tout est clair dans nos têtes à ce sujet - le blog sera officiellement lancé le mardi 9 mai prochain - et les webmasters français devraient avoir à leur disposition, dans les semaines qui viennent, quelques utilitaires et informations intéressants pour voir leur site mieux référencé sur ce moteur, ainsi que des réponses à certaines questions qu'ils se posent au sujet de Ask. Je me suis également laissé dire que certains pourront même gagner quelques cadeaux en passant... Vous en saurez plus très bientôt, au fur et à mesure de la vie de ce blog...

Sachez surtout que les équipes de Ask.com France et d'Abondance vont suivre vos avis toutes ces semaines, avant le lancement officiel du moteur de recherche qui devrait avoir lieu d'ici à la fin de l'année, et que nous tenterons d'apporter une réponse à toutes vos questions, dans les meilleurs délais.

En attendant, n'hésitez pas à tester le moteur, actuellement en version bêta, et à nous envoyer vos avis.

De mon côté, il me reste à remercier les équipes de Ask.com pour leur confiance et les futurs visiteurs de ce blog pour leurs questions !

PS : Bien entendu, je ne suis pas embauché, au travers de ce projet, par Ask. Le site Abondance reste par ailleurs partenaire de Google pour le moteur Mozbot, de MSN notamment pour sa zone Entrepreneurs et a d'excellents rapports avec les gens de Yahoo! (nous avons d'ailleurs récemment parlé ensemble d'une possible future collaboration...) et des autres moteurs de recherche. C'est ce que l'on doit appeler l'indépendance... :-)

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